21.11.2009
Novembre et son emprise

La vigne vierge a rougi
Sur les murs du logis
Novembre étend son emprise
Par d’interminables journées grises
Pauvre mois des morts
Et des regrets éternels
Frilosité des corps
Et des manques charnels
Un mal aimé du calendrier
Sans attrait ni clarté
Sans festivité
Ni frivolité
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20.11.2009
Tritag
Trois blogueurs (Vincent, Mimik, puis Hélène) m'ont tour à tour fait la surprise de décerner un prix à mon blog, et je les en remercie chaleureusement. Cela s'accompagne d'un petit gage : dire 7 choses sur moi qur je n'ai pas encore dites ici !
- J’ai appris le russe en 2ième langue, par amour pour la culture slave (littérature et musique), mais surtout pour me différencier. Résultat : j’ai eu une première prof qui était darbyste (secte du protestantisme), la deuxième était trotskiste, celle qui m’a fait passer l’oral du bac était je ne sais quoi….mais a dit que je m’étais bien débrouillée, alors que je ne travaillais pas mon russe :o)
- Je faisais mes dissertations de français, l’oreille collée au poste de radio durant les matchs de foot de l’ASSE en coupe d’Europe.
- J’avais un chien cocker lorsque j’étais enfant, il était très « spécial », car il mangeait n’importe quoi : tout ce que mange un chien, mais il raffolait aussi des carottes crues, du pamplemousse, des allumettes grillées, et du papier WC !!!
- Mon premier amoureux a fait la mini-transat en double sur un voilier de 6,50m.
- J’ai été traitée « d’hybride de mère Thérésa et de Rosa Luxembourg » par l’ex sous-directeur de la CAF de Nantes.
- Je suis née quelques minutes après l’assassinat de Kennedy. Mais ça, je l’ai déjà dit, et écrit, mais pas sur ce blog ci :o)
- Je suis folle de chocolat noir, au risque parfois d’en descendre une tablette entière dans la journée :o)
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18.11.2009
A un résistant
La mort d’André Lermite
Et de sa femme Marguerite
Toi, André qui est mort dans un camp
Parce que tu étais résistant.
Ta femme et ton enfant ne t’avaient plus à leurs côtés
Tu étais de toutes leurs pensées.
Avant tu voyais rire les enfants
Tu les instruisais, ils te prenaient pour un savant.
Ta femme Marguerite est morte un an après toi,
Vous auriez tellement souhaité partager le même toit
Dans un monde où l’amour ne cesse d’exister,
Où aucune guerre ne risque d’éclater.
Ton fils, lui, a survécu,
A cette guerre commencée par un coup de feu incongru.
La mort dans l’âme à partir de 3 ans,
Il ne verra plus jamais ses parents.
Danseuse De Lune
(Ma fille, âgée de 10 ans, a écrit ce poème sur l'intituteur dont son école primaire porte le nom, jeune résistant communiste déporté à Auschwitz, sa femme résistante aussi a été déportée une année plus tard. Elle a lu ce texte lors de la commémoration à la mairie de Nantes le 16/10/2009 du 68ième anniversaire des otages de Nantes et de Chateaubriand fusillés par les nazis, avec toute sa classe de CM2, et en présence de résistants. Les enfants ont lu et chanté des textes de Aragon, Eluard, Primo Lévi, et bien d'autres)
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17.11.2009
L'affiche rouge

Vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans
Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants
Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand
Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erevan
Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant
Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant
Louis Aragon
(texte que m'a fille a appris pour son thème de travail en CM2 sur la Résistance, l'illustration est l'affiche de propagande nazie contre le groupe Manoukian lors de son exécution)
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16.11.2009
Liberté

Liberté de caractère
Sans contrainte ni barrière
Liberté hors des frontières
Sans peur de l’enfer
Quoi qu’il en coûte
Quel que soit le regard porté
Malgré les doutes
Et les coups esquivés
Liberté d’être soi-même
Faisant fi des anathèmes
Liberté des plus suprêmes
Quitte à être hors thème
Sous les crachats les quolibets
Sous les hourras les sobriquets
Sans les honneurs sans les regrets
Sans la fadeur sans les trophées
Libre jusqu’à en être libertaire
Libre jusqu’à en être solitaire
D’opinions
De comportements et de ton
Liberté j’écris ton nom
Disait le poète
Liberté je gueule pour de bon
Et je m’entête
Mais il est plus facile d’être révolutionnaire
Si on n’a pas de révolution à faire
Autre qu’un débat d’idées
Et de joutes bien amenées
Que ferais-je si j’étais opprimée
Dans une funeste société
Dans un temps plus compliqué
Lors d’une période de danger
Lutterais-je jusqu’à la mort
Pour cette liberté
Oserais-je encore plus fort
Jusqu’à cette humanité
Sincèrement je ne sais pas
Si je serais autant pasionaria
Si ma vie était en jeu
Irais-je au feu
Je suis libre dans ma tête
Mais ferais-je moins la forte tête
Si les miens risquaient d’être incarcérés
Ou pire déportés
(écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
14.11.2009
J'm'encroûte ?

Tu trouves que j’m’encroûte
T’as p’t’être raison
Faut que j’me boute
Hors d'ma saison
Pour pas déstabiliser
Le nucléaire qui ferait tout péter
Il attend qu’ça de fragmenter
Un joli cratère dans mes idées
Pas facile de tenir en laisse
Une pareille kermesse
Atome et à tu
A ions et à cru
J’voudrais pas partir en vrille
A ce jeu saugrenu
J’gagnerais pas une bille
Et toucherais pas mon dû
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13.11.2009
L'homme seul
est le dernier billet publié sur mon autre blog L'arbre à liens !
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11.11.2009
L'instant rêvé

Quelques grammes, presque irréels
Juste vêtue de cette dentelle
Exposée, frêle et rebelle
Attend la jeune demoiselle
L’enfant à la peau velours doré
Au milieu du cercle de l’été
Tendue vers l’instant rêvé
Où elle pourra s’élancer
Enroulée dans un voile transparent
Les yeux étincelants
Tous ses sens guettent ardemment
L’instant de se mettre en mouvement
Un son lent puissant
Lance le corps en avant
Déboule, déboule, palpitant
Saute, saute, fascinant
Jambes graciles cependant agiles
Bras et mains légers habiles
Nous entraînent bien loin de la ville
Sa danse est devenue notre île
L’enfant charmante innocente
Nous emmène hypnotique envoûtante
Dans ses volutes méandres fascinantes
Presque femme si puissante
Sa danse est sa vie
Sa sève énergie
Son rêve d’éternité
Soulève son voile d’été
(texte écrit le 4/12/2006 pour le thème des Impromptus : "Quelques grammes de dentelle")
09.11.2009
Un étrange équipage
texte écrit pour la consigne hebdomadaire des Impromptus est en ligne sur mon autre blog L'arbre à liens !
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08.11.2009
Livre de comptes

Prévisionnel, décisionnel
Charges objectives et réelles
Rien n’est tangible dans le personnel
Quand il s’agit de blessure originelle
C’est une autre charge que nous portons
Au livre des comptes familiaux, l’addition !
Pas droit à l’exonération de fait
La taxe est au forfait
Suicide par pendaison
Héritage en spoliation
Adultère polisson
Le compte est bon !
A quel taux calculer
Une telle valeur ajoutée
Qui fixera le prix
Du pretium doloris
Qui se paie toute une vie
Et même parfois pis !
L’humain ne se quantifie pas
On ne pèse pas ses ébats
Il doit faire avec ses dégâts
On en est tous là ici bas
Vois dans quel état
Et va !
07.11.2009
Telle une amante lasse
est le dernier billet publié sur mon autre blog L'arbre à liens !
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04.11.2009
Voleur de nuit

Je m’en allais
La lune sous le bras
En écharpe serrée
Comme une attelle en bois
J’avais remisé
Toutes mes pensées
Dans son tissu tressé
De rêves et de folles idées
Je me sentais
Voleur de nuit
Retenant la vie qui fuit
En secret
02.11.2009
Décrocher la lune

Je me sentais louve de la nuit
En communion avec les esprits
Je criais en courant sur la dune
Que je pourrais décrocher la lune
Afin de vivre l’instinct sauvage
Des temps anciens
Afin de retrouver le passage
Vers demain
Je me suis mise à genou
Levant bien haut mon cou
J’ai regardé vers l’astre fou
Afin qu’il tombe dans la boue
Je voulais ramener les gens
De mon clan
Qui avaient migré là-bas un soir de vent
Je voulais les savoir vivants
Seule la poussière m’a répondue
Me laissant éperdue
Quelques pierres de lunes se sont décrochées
Sur ma peau nue elles se sont mises à briller
J’étais seule mais illuminée
Par leurs esprits à jamais transformés
J’étais dehors par une nuit de lune
Allongée à présent sur la dune
(ce texte a été écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
31.10.2009
Chez Thanatos

Ça grince
Ça crisse
Ça poisse
Mister carabosse
Est sorti de sa fosse
A mélangé de la poudre d’os
Et du rhinocéros
Afin d’alimenter son p’tit négoce
Les messes basses sont à la noce
Chez Thanatos
28.10.2009
Le chien de mon dentiste
J’me suis cassée les dents
Si souvent
Sur du ciment
Sur du méchant
Même une fois surprenant
Sur des nouilles, hallucinant
C’est effarant
Détartrant
J’ai la dent dure
C’est dans ma nature
Et ce qui est sûr
C’est que ça me rassure
Je suis un cas pour ma dentiste
Capricieuse comme une artiste
Ce n’est jamais triste
Lorsque j’entre en piste
Elle me voit terrain basique
Une racine mélancolique
Qui tourne mécanique
A la cynique
Le seul qui me comprend
Le seul assurément
Qui me traite élégamment
C’est son lévrier afghan
Nous avons comparé
Nos canines acérées
Lorsqu’il s’est avéré
Qu’il cherchait à me croquer
Il faut dire qu’autant que moi
Il déteste le son de la fraise et d’effroi
Se fait la dent l’air de rien
Sur un client qui a du chien
Je suis à son goût
Je trouve ça chou
Mais c’est pas le tout
Ca m’ fait un autre trou !
(un petit problème dentaire m'a donné envie de publier cet ancien texte écrit pour Les impromptus ancienne version, le 7/01/2007)
26.10.2009
A fleur de mots

A fleur de mots
J’écris tôt
Ou tard je m’en fous
Mais à cris et à coups
De boutoir s’il le faut
Afin de tourner la roue
Des vers sans devers
D’un simple plongeon
Dans l’éther
Et à force de rebonds
Je masse et je ramasse
Des idées chamarrées
Je les entrelace
Tels des amants égarés
Je les offre étalées
Impudiques et nues
Pas toujours ingénues
Je les donne à dépecer
Aux regards acérés
Ou à caresser
D’un geste trop pressé
J’en ressors apaisée
Presque soulagée
De m’être délestée
De phrases surnuméraires
Encombrant ma matière
Etouffant mes manières
Je me trouve alors plus légère
(texte écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
21.10.2009
Ecriture sympathique

En mode automatique
Dans une écriture sympathique
Je m’ensommeille
De trop de nuits de veille
Il faudrait une dose d’adrénaline
Un cocktail de vitamines
Afin de remettre bonne mine
A ma plume thérapeutique
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17.10.2009
Evasion

Evasion dramatique
Je m’éloigne nostalgique
Vers des idées lunatiques
De celles qui piquent
Ai besoin d’analgésiques
De tranquillisants soporifiques
De promesses mirifiques
De rivages idylliques
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15.10.2009
Dans ma besace

Qu’y a-t-il dans ma besace
Rien que des crevasses
Un certain nombre de crasses
Pas de celles qui s’effacent
Beaucoup trop de traces
Qui me remisent à la casse
Echouée à marée basse
J’attends que le temps passe
J’ai bien trop bu la tasse
Ballottée dans la nasse
Je suis en face à face
Avec mon manque de place
12.10.2009
Appareil photo

J’en ai marre de voir
Leurs faces endimanchées
C’est rébarbatif
Je voudrais clore mon objectif
Ne plus devoir
Travailler
Moi qui ne rêvais que de paysages
De couleurs d’un autre âge
Je suis cet âne à tous ces mariages
Mon pauvre ami à qui j’ai tout sacrifié
N’a pas su professionnaliser
Son art mais l’a transformé en pièce montée
Je me sens sous-employé
Au regard de mes mérites et qualités
Si je grille mes circuits intégrés
Ca lui fera les pieds
A ce marchand d’images pré mâchées
J’ai perdu l’envie de photographier
(texte écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
08.10.2009
Femme tortue

Femme tortue
Je porte en dedans de moi
Tout ce qui me tue
Et je suis aux abois
Car c’est à l’intérieur
Que se vit la crûe
Débordement des peurs
Et des « si j’avais su »
Mémoire millénaire
De la carapace
Qui suit la trace
Matrilinéaire
Mémoire ancestrale
Quasi magistrale
De celle qui fait souffrir
A défaut de servir
Indélébile marquage
Comme un tatouage
Aux contours boursouflés
Surinfectés
(sculpture de Louise Bourgeois)
06.10.2009
Souci

Un beau matin promis
J’irai cueillir la fleur de ton souci
La planterai ici ou là
Dans un parterre de camélias
Et par une douce nuit
Je m’endormirai loin d’ici
Sans un mot sans un bruit
Tu oublieras que j’ai pu être ton amie
(photo de souci prise sur ce site où sont expliquées aussi les propriétés médicinales du calendula officinalis, entre autre une action apaisante pour la peau....)
02.10.2009
Sous le chapeau

Je travaille du chapeau
J’ai mis les idées sous cloche
Ai tiré le grand rideau
Et bien fermé ma poche
Comme la mouche du coche
Je bourdonne bien trop
Remuant des pensées moches
De celles qui font froid dans le dos
30.09.2009
Artistes maudits

Poètes bien ou mal léchés
Peu ou prou ébréchés
Les artistes maudits fascinent
Dans leurs contours fumeux se dessinent
De sombres paradis
Aux mystères interdits
Crée-t-on mieux dans le malheur
Dans la misère et la détresse
Les mots sont-ils plus racoleurs
Y a-t-il du panache dans l’ivresse
Ou seulement de la puanteur
Et de la bassesse
Ai-je besoin d’un coup d’folie
Pour à coup sûr avoir du génie
Serais-je crédible
Si je ne pète pas de fusible
Si je ne me prends pas pour un chien
Et ne hurle pas pour rien
J’ai l’audace de penser que oui
Même si je suis ignorée
Dans ce que j’écris
28.09.2009
Dialogue

Un Blog ????
- Et t’as jamais eu envie de créer ton propre blog ?
Enfin, moi, ce que j’en dis….
- Mais non, ce n’est pas pour moi, pff……Ca ne va pas non !
Non, non, j’aime bien lire les blogs, parfois m’en moquer même, m’y glisser, y fureter, intervenir rarement, ou chez de rares exceptions….mais de là à en faire un….
Tiens, j’en ferais bien un à plusieurs…ou à pas beaucoup…ou à deux….
- Mais, qu’est-ce que tu racontes, ça se fait à tout seul un blog ! C’est pas un collectif, ou un club privé ! Ca s’appelle un forum, sinon, ton truc !
- Les forums, parlons-en ! J’essaie d’être membre d’un forum professionnel où il faut montrer patte blanche. Mais dès que ma patte est acceptée, cela me referme la porte dessus. Car mon mot de passe ne me permet que d’entrer dans l’antichambre, et personne n’y comprend rien, même pas le webmaster !!!!
J’ai même peur qu’Il ne fasse une analyse du signe que ça représente de pas tout à fait pouvoir rentrer, de vouloir et de pas pouvoir, à mi chemin entre le désir, la concrétisation, et l’autorisation, comme quelque chose d’inachevé, tu vois….
- STOP !!! Tu délires, là ! C’est sûrement juste une bête histoire d’incompatibilité technologique entre la faisabilité du machin, et ton navigateur, leur protection, et ton pare-feu !
- Ah bon, tu crois ?
- Mais, oui, mais oui….c’est souvent comme ça avec les ordi, ça ne marche que quand ça veut. C’est pas nous les chefs, tu sais !
- Ah bon…. redis-je, l’intelligence réduite à un infâme yaourt aux fruits (beurk !).
- Bon, ben, je ne ferais pas de blog, ça m’énerverait trop si ça ne marchait pas ! Pas envie de devoir gérer une frustration de plus, non mais. J’ai autre chose à faire…..
No comment !
(J’ai écrit ce texte le 29 octobre 2006 : 2 semaines plus tard j’envoyais mon premier texte aux Impromptus de l’époque, 2 mois supplémentaires j’entrais dans l’administration de ce même site, un mois de plus j’ouvrais mon premier blog, parallèlement je participais à un blog collectif d’auteurs créé par Wictoria, et l’année suivante j’ouvrais un deuxième blog personnel…comme quoi il ne faut jamais dire « fontaine je ne boirais pas de ton eau ! »
aujourd'hui je le publie en réponse à la consigne hebdomadaire des Impromptus !)
25.09.2009
Nous avançons voilé

Tout le monde y pense
Les hommes, les anges, les vautours
Y a plus de distances
Personne qui ait les bras trop courts
Drôle de cadence
Dans cette vie sans détour
C’est presqu’une offense
Que ce rythme gris qui sourd
Ma vie réverbère
Tambourine bon an mal an,
Vogue sur les mers
En allers-retours lancinants.
Où est mon repère
Dans ce monde désincarné
Je suis amère
Malgré mes recherches acharnées
Tout le monde s'y perd
Les hommes, les femmes, les années
Si passionnés,
Va-et-vient de grisés enfers
Bateau balance
Sur une mer sans glamour
Pas de prudence
Quête du bonheur du jour
Gare aux vautours,
Aux anges, aux hommes affamés
Des mots d’amour
Qu’à distance nous avons partagés.
(idée lancée par Tétrao, il fallait à plusieurs poursuivre la première strophe de la chanson de Francis Cabrel "Tout le monde y pense", alors par ordre d'écriture des strophes : Cabrel, Tisseuse, Tétrao, Hélène, Laure-H, Berhed, et Perfecta, lui donner ensuite un titre et trouver une illustration : ici "Les amants" de Magritte)
23.09.2009
Ma poésie maison

Je vis ma poésie maison
Assez souvent en somme
Dès lors que la raison
Peu à peu se gomme
Ses bases sont étranges
Car elle vit aérienne
C’est peut-être ce qui dérange
Les voies trop cartésiennes
Je campe avec bonheur
Cette drôle d’humeur
Qui fait de ma demeure
Un champ de rêveur
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19.09.2009
Perdu

Père dû
Perdu dans un temps
Différent
Et mu
Par un autre courant
Que celui-ci connu
Mettre les pas dans les grands
Retrouver les contes et les rendus
De folles herbailles
Envahissent l’espace
Profitent des moindres failles
De toutes les crevasses
Tentation de laisser la mémoire
Effacer certaines traces
Que s’estompe l’histoire
Grand bien nous fasse
Mais l’oubli n’apaise pas
Mon cerveau fiévreux
Qui mène combat
Afin de trancher les noeuds
16.09.2009
Pianola

Sur les hauts du piano
Sur les bas du pianola
Je fais jouer mes doigts
Je fais jouer l’émoi
Pour affoler le la
Pour effeuiller le fa
Je donnerais n’importe quoi
Et déroulerais la soie
En noir et blanc
Un laqué élégant
Ambiance si jazzy
So sexy…jouons l’ami
14.09.2009
Un soir à Lisboa

Ses doigts effilés
Aux ongles soignés
Caressaient doucement l’air
Délétère
Que faisait-elle là
Dans le vieux Lisboa
Accoudée à ce comptoir
Pas si loin du trottoir
Comment avait-elle échoué
Dans ce lieu asséché
Où des types désoeuvrés
Venaient la reluquer
Attirée par un latino
Tout brun et tout chaud
Qui l’avait plantée là
Un soir à Lisboa
Elle caressait son verre
Et sans avoir l’air
Maudissait la terre entière
De l’avoir mise dans cette galère
(illustration BD de José Munoz, texte écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
12.09.2009
Chercher le mot

S’entêter sans répit
Revenir jusqu’à la folie
Sur un mais sur un si
Jusqu’à ce qu’il puisse être dit
Rechercher le mot sûr
Mener cette quête pure
Pourvoir le justifier
Le décortiquer, l’expliquer
Caresser le son
Ajuster le ton
Trouver l’intonation
De la phrase et de sa raison
Avoir ses préférés
Même s’ils sont désuets
Les savourer
Comme autant de bonbons surannés
Aimer les retrouver
Au détour d’un poème
Et tenter avec un seul diamant
D’édifier un diadème
(l'illustration est de Deborah Chock)
10.09.2009
Voix intérieure
est le nouveau texte publié sur mon autre blog : L'arbre à liens ! Ecrit d'après une idée de thème lancé par Tétrao
11:00 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
09.09.2009
Le pays des ancêtres

J’émerge ensommeillée
D’une vision troublée
Ambiance mouillée
Moiteur ensablée
Je suis hissée
En lisière de marais
Bizarrement juchée
Au sommet d’une main lassée
C’est le pays des ancêtres
Le no man’s land de l’être
La boue des origines
Où poussent mes racines
Glaise d’incarnation
Hors des traditions
Sculpture d’introspection
Mais sans affliction
Mon arbre est bien planté
Depuis tant et tant d’années
Il ne craint pas l’inondation
Des émotions
(texte écrit en résonnance de la proposition de jeu d'écriture de Sarah Frane d'après cette photo, et du thème hebdomadaire des Impromptus "Contrée imaginaire")
07.09.2009
Ainsi naît la vie

La brillance du premier matin du monde
Se propage dans mon cœur et l’inonde
De son rayonnement immense
Mon regard alors s’emplit
De toute l’essence
De cette beauté
Ainsi naît
La vie
05.09.2009
Dans mon paysage intérieur

Le souffle évaporé
D’un papillon esseulé
S’est subrepticement posé
Dans mon paysage intérieur
Il a donné éphémère
Quelques battements dans l’air
Au rythme de mes paupières
Juste avant les pleurs
Puis s’est métamorphosé
En lumière irisée
En légèreté de fée
En audacieuse fleur
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02.09.2009
Jeu de dupes

Dessine-moi ta peine
Je cacherai ma déveine
Retourne le couteau dans ma plaie
Je clouerai ton effraie
C’est un jeu à qui perd perd
Un de ceux qui dessert
Tous les participants
Les plus errants
Je te laisse à tes manies
Je m’en vais sous la pluie
Je suis de glace ou de suie
Je me noie dans la nuit
C’est un jeu de dupes
Drapés de leur huppe
C’est un jeu à la noix
Bien trop chinois pour moi
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31.08.2009
Toucher l'instant

Toucher l’instant
Comme on goûte au présent
Toucher l’instant
Quelques doigts sur un clavier
Toucher le temps
S’inviter sablier
Goûter le vent
Devenir sourcier
D’une eau forte
Mise en mots
Hors d’une nature morte
A la recherche du beau
Toucher en grand
Si possible souvent
Retourner le champ
Vouloir écrire
Oser c’est dire
Remonter le courant
Et trouver le vivant
Dans des bourgeons de rire
(ce texte est écrit pour la consigne hebdomadaire des Impromptus)
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27.08.2009
Chandelle morte

Ma chandelle est morte
Que le diable l’emporte
Au gré de mes fêlures fortes
Et de ma peine en cohorte
Je demeure labourée
Par un soc de dureté
Un acier détrempé
Par l’usure des années
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08.08.2009
Troisième pause
A partir d'aujourd'hui, juqu'au 25 août, je n'ai plus de connexion internet (ou alors très épisodique). Je vais être dans un gîte rural dans le Pilat, à proximité de Saint Etienne. Là où j'espère que les forêts de sapin de mon enfance vont m'accueillir et me délasser, avec leurs senteurs, leurs ombrages, leurs sentes à champignons et à mûres.
A bientôt à tous !
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07.08.2009
Ecrase torpeur

Drôle de chaleur
Ecrase torpeur
Je m’enroule dans la léthargie
De l’oubli
Je sens la moiteur
Des fortes senteurs
Je m’enlise dans une inertie
Infinie
Le jour est lueur
La nuit est sueur
Elle m’emmène petit à petit
Dans l’insomnie
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06.08.2009
Célébration
En ce jour de la Transfiguration, je dis une nouvelle fois au revoir à ma mère, avec ce chant qu'elle aimait et qui sera en accueil de la cérémonie :
http://www.youtube.com/watch?v=suZ4IYVLZbU
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02.08.2009
Le passé décomposé

Le passé décomposé
S’est drapé
D’un linceul blanc
Confondant
Sous la gangue de terre
Le sang perle dans les artères
De l’être exténué
Déchiré
Il serre au fond de lui
La vie qui le fuit
Petit à petit
Le laissant démuni
28.07.2009
Le souffle ténu
Guetter le souffle
Ténu
Tenter de lire
Le moindre regard
Entre deux pauses au hasard
Espérer que vienne la paix
Sans que se vive le pire
Dire l'amour
Et laisser les regrets
A présent sans recours
Jusqu'à l'instant suspendu
Du dernier soupir
19.07.2009
Pause à nouveau
Je repars une semaine du fait de l'aggravation des problèmes de santé de ma mère.
J'essaierais de venir vous lire de temps en temps, si je trouve quelques minutes chez mes amis. A bientôt à tous !
15.07.2009
Mer sirène

Je suis sous le vent
Et l’instable
Souffle de la mer
Soulevant
A chacun de mes pas
Des envolées de sable
Se met en travers
De ma progression
Sapant mes fondations
Bien éphémères
Point de silence
Mais la persistance
Du lancinant soupçon
Du manque d’amour
Depuis toujours
Comme un hameçon
Fiché dans ma chair
De sirène
Femme phalène
Bien trop humaine
(ce texte a été écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
11.07.2009
Petite pause

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09.07.2009
Blues vipère

Amer
Le goût de la mer envahit ma bouche
Impression d’hiver en plein été me couche
Comme un blues vipère
Rampe et s’insinue
S’infiltre dans des douleurs inconnues
Se tenir à distance
De cette chose qui avance
Comme un fiel
Poison sous couleur miel
Hypnotique danse de glace
Pierre qui se fracasse
Fragments de rochers épars
Comme une vie livrée au hasard
Ramasser ce qui est en creux
Ce qui reste ou si peu
08.07.2009
Pleure mon dépit

Chante ma vie
Dans mes veines c’est musique
Cours ma folie
Dans mon être c’est tragique
Danse ma jolie
Dans mes pas c’est rythmique
Pleure mon dépit
Dans mes yeux c’est cynique
06.07.2009
Proverbe

Ce qui est passé a fui ; ce que tu espères est absent ; mais le présent est à toi. (Proverbe Arabe)
Le passé se conjugue trop souvent
Aux souffrances qu’il laisse aux vivants
Il s’est enfui
Et n’existe plus que dans notre ennui
Son existence se nourrit
De ce qui nous pourrit la vie
Le futur est un virtuel
Bien léger dans notre escarcelle
Construction
De nos projections mentales
Il entre en conjonction
Avec nos pensées bancales
Mais le présent est à toi
Fais en un met de choix
Agrippe le à tour de bras
Et quoi qu’il en soit
N’y regarde pas à deux fois
Croque le à tout va
(texte en réponse à la consigne hebdomadaire des Impromptus)
01.07.2009
Sans défense

D’évidence
Presque un peu d’indécence
A se retrouver sans défense
Armure abattue
Un cœur fragile et nu
Vulnérable
A la limite du supportable
Comme une césure dans le vivant
Un « à quoi bon » désolant
D’une lutte instinctive
Saisie de balbutiements
La source si vive
Serait-elle tant faillible
Finalement
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