02.07.2009
Le blues du Tag
est le nouveau billet publié sur L'arbre à liens, suite au tag "bleu" de Mamalilou du blog Caplibre !
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01.07.2009
Sans défense

D’évidence
Presque un peu d’indécence
A se retrouver sans défense
Armure abattue
Un cœur fragile et nu
Vulnérable
A la limite du supportable
Comme une césure dans le vivant
Un « à quoi bon » désolant
D’une lutte instinctive
Saisie de balbutiements
La source si vive
Serait-elle tant faillible
Finalement
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29.06.2009
La bête

Que tu es bête
Mais oui bien sûr
Très animale même
Ainsi suis faite
Sans rature
Si on le peut on m’aime
C’est la fête
De la primitive nature
Serait-ce un problème
Telle une amulette
Taillée d’or et d’azur
Magnifique blason à thème
C’est un casse-tête
Bien trop dur
Quel est cet emblème
Cela devient net
Au fur et à mesure
Un véritable totem
Oui je suis prête
A tomber l’armure
Du vrai scorpion bohême
(texte écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
26.06.2009
Sur la route
Sur la route
Je peine et je doute
N’en jetez plus
Sur la route
Pas d’écoute
Je roule à fin perdue
Sur la route
Je n’y vois goutte
Toute honte bue
Sur la route
Je suis en déroute
Affreusement déçue
Sur la route
Je sais que je m’encroûte
Dans mes bévues
Sur la route
Une fois pour toute
Ouvrir à l’imprévu
Sur la route
Quoi qu’il m’en coûte
Je me serais enfin reconnue
(sur une proposition d'écriture de Enriqueta)
24.06.2009
Insomnie
Réveil automatique
Je claque et je clique
Au beau milieu de l’oubli
J’avale une tranche de nuit
Insomnie mon amie
Pas de panique
Si tu fais dans l’anecdotique
C’est ainsi
Je peux te goûter
Sans me faire dévorer
Seul le temps qui s’enfuit
En paiera le prix
22.06.2009
Dans le petit boudoir....

Dans le petit boudoir de Mademoiselle
Se tient une réunion de donzelles
De bien jolies oiselles
Rêvant de voler de leurs propres ailes
Et ce n’est que froufroutis
Et tiroulis
Alors que leurs jeunes corps graciles
Evoluent en gestes volubiles
Il s’agit d’essentiel
Parait-il à toucher le ciel
C’est une question de jupon
Ou de califourchon
Imaginant ce que se disent
Les jeunes filles taquines
De certaines gourmandises
Vraiment coquines
Songeant à quoi rêve Mademoiselle
Le soir lorsqu’elle se retrouve telle
Vénus en soierie légère
Juste vêtue de frissons éphémères
(texte écrit pour la consigne hebdomadaire des Impromptus)
21.06.2009
Papillon bleu

Le papillon bleu
Est venu se poser
Sans un bruit
En un ultime baiser
Etrange morpho
Sans parti pris a fui
La menace d’un feu
Qui ne dit pas ses maux
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19.06.2009
Le grand tout
Plein de signes
Voudraient me faire croire
Que je suis connectée
Au grand Tout
Qui pourrait me porter
Mais je suis à bout
Et navigue dans le noir
Comme une satanée guigne
Qui s’attache à me faire voir
L’envers du miroir
Alors je regarde à tout coup
Ce qui me met au désespoir
Et je suis ballottée
De déveine en dévidoir
(l'illustration est de Vladimir Kush)
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18.06.2009
Embarquement
est le nouveau billet publié sur mon autre blog L'arbre à liens !
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17.06.2009
En Angleterre
Quand j’étais ado
La prof d’anglais était hystéro
Loin du flegme british
So kitch
J’ai dit « allons bon ! »
Lorsqu’elle a voulu aller à London
Ca m’a mis le bourdon
Sous mon chapeau melon
Elle m’a lancé « vous êtes folle ! »
Je pense qu’elle sniffait d’la colle
Pas le genre à boire du tea
Plutôt coffee sur coffee
Je ne connais rien aux grands bretons
Je me sangle et me terre
Je me sens d’Angleterre
Mais je veux rester dans ma maison
It’s true
Envers et contre tout
Dans mon cœur c’est Yesterday
Et je ne parle pas anglais
(texte écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
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16.06.2009
En contrefort

Dedans ou dehors
Je suis en contrefort
De toi ou de moi
Sûrement en émoi
A raison ou à tort
Je tourne tout en croix
De fer ou de bois
Mais si je bois
Je m’enferre
Et ça se voit
Alors je me déploie
Et j’ai mes nerfs
De soie ou de cerfs
Non mais des fois
13.06.2009
A chat perché

Je joue à chat perché
Avec ma pensée
Qui va gagner
A ce jeu insensé
Où il y a plus à laisser
Qu’à trouver
Je danse sur un fil aiguisé
Au grand vent des alizés
Roulant tout frein desserré
Je me suis sentie dépasser
Par mon passé
Vraiment désorientée
Toute en sensibilité
L’aventure m’a écornée
Presque effondrée
Je me suis accrochée
Sur un chemin d’été
Aux ronces des fossés
(la photo vient du site de Flora Douville)
12.06.2009
La corde tendue

Comme la corde tendue
D’un violon trop ardu
Je grince
Comme la ligne oblique
D’une empreinte magique
Je trace
Comme l’envol mélodieux
D’un poisson malicieux
Je brasse
Comme l’écriture automatique
A l’encre sympathique
Je crisse
10.06.2009
La vie s'embrume

A peine de plume
J’écris
A reflet d’écume
Je prie
A trop d’amertume
Je crie
A vie qui s’embrume
J’oublie
A souffle qui s’enfume
Qui s’en soucie
08.06.2009
J'ai viré de bord

J’ai viré de bord
Ouvert la grand voile
Déplié la toile
Mis cap vers le nord
Afin de voguer
Sur les grands océans
J’ai troqué le temps
A l’envers du courant
Ai suivi la route des cormorans
Vigies plantées
Sur les rochers découpés
Me suis lancée à tire d’aile
Au dessus de la houle
Comme une rebelle
S’extirpant de la foule
Me suis sentie soudain devenir goéland
Comme Jonathan planant
Par-dessus les flots immenses
J’ai trouvé l’innocence
De mon cœur d’enfant
(ce texte répond au thème hebdomadaire des Impromptus)
06.06.2009
Je suis né quelque part (de L'arpenteur)
je suis né quelque part
entre gris clair et gris foncé
loin d'une mer
que l'on voit danser
le long de golfes
pas très clairs
je suis né quelque part
de la Jeanne
aux cheveux noirs
et d'un faune
qui le soir
chantait Rachel
quand du Seigneur
la grace tutellaire
ne pu m'atteindre jamais
je suis né quelque part
un peu trop tard
pour les ballades
romantiques
en bord de Loire
un peu trop tôt
pour les départs
galactiques
vers l'infini des rêves
des hommes
je suis né quelque part
dans un pays
qui n'existe plus
sinon
dans ma mémoire
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05.06.2009
Crève coeur
Crève cœur
De la peur
Je tague
Et j’élague
A traits de mots
A coups de couteaux
J’abrupte
Les couleurs
J’éructe
La douleur
Mes tripes à l’air
Dans ce monde délétère
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03.06.2009
Les apparences nues

Des cadences folles
Des espérances molles
Le tiède et le tordu
M’ennuient à l’infini
Instaurer un tri
Entre trop cuit ou trop cru
Trouver un équilibre
Qui me rende libre
En vain et au vu
Des apparences nues
01.06.2009
Avant que l'erreur ait un visage

Il s’est dépêché de disparaître
Avant que l’erreur ait un visage
Il s’est appliqué à ne pas naître
Afin de ne pas franchir le passage
Il s’est demandé de quel ancêtre
Il pouvait tenir cet adage
Il s’est épuisé à traîner ses guêtres
Sur la planète sans ambages
Il s’est attardé à la fenêtre
D’un train morne et sans paysage
Il s’est acharné à gommer les mètres
Des terres sans âge
Il s’est ennuyé à lire lettre après lettre
Tous les propos les plus sages
Il s’est échiné à envoyer paître
Tous les abrutis en cage
Il s’est dégagé de l’Etre
Et a fait le ménage
(texte écrit pour le thème des Impromptus cette semaine)
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29.05.2009
La voix de la mer
La voix de la mer
Est une odyssée
Les voies de la mère
Sont des échappées
Je vois tout l’amer
Que j’ai enkysté
Dans des transferts
Encrassés
A perte de repères
J’espère
Dans des rituels
A ciel ouvert
Autant d’inconditionnels
Travers
Que j’aimerais dépasser
A tout jamais
28.05.2009
Tant de saisons

Un jour déchiré
De multiples raisons
Un jour labouré
Par tant de saisons
C’est un jour anniversaire
Que ma mère
A tant de fois voulu taire
Sans en faire de manière
Celle qui à son corps défendant
M’a conçue
N’a plus tellement d’autre issue
Que de vivre jour après jour le présent
Au bout de longues années de vie
Que reste-t-il d’écrit
D’où tient-elle encore cette énergie
Que bien souvent je lui envie
Mais elle atteint aujourd’hui
Ses quatre vingt sept ans…..
(la photo est volontairement floue, elle est prise vers les années 1950, proche de la librairie que tenait sa tante paternelle)
27.05.2009
Universelle

Je suis la femme, je suis la fille
Je suis la mère, je suis l’ancêtre
Je suis sans âge
Sans visage
Par delà le temps
Par delà les océans
Je suis femme d’Arménie
Qui pleure le génocide
Je suis femme de Syrie
Qui pleure le fratricide
Je suis Vierge Florentine
Au visage de madone
Je suis Déesse Byzantine
Qu’on implore et qui ordonne
Je suis Mer morte, je suis mère forte
Je suis mère qui porte, et qu’on supporte
Je suis mama juive de Constantine
Je suis Aïcha, vive la Palestine
Je suis femme drapée de noir
Je suis femme qu’on vient voir
Sorcière du Poitou, prêtresse vaudou
On vient me consulter lorsqu’on a peur de tout
Je suis veuve sicilienne
Chamane amérindienne
J’ai mis au monde tous mes enfants
J’ai mis en terre tous les partants
Je suis fille de mon père
Je suis fille de la Terre
J’ai appris la misère
J’ai appris les prières
Je suis la femme universelle
Celle qu’on supplie, qu’on interpelle
Qui entoure et qui prend
Je suis la femme, assurément !
(après avoir lu les billets sur les femmes, sur le blog de Fabienne, et tout particulièrement son poème "Je suis née quelque part", je me suis souvenue de ce texte que j'avais écrit en 2006, à peu près un an avant l'ouverture de ce blog)
26.05.2009
Je suis née quelque part

Je suis née quelque part
Dans une boule de billard
Dans un drôle de boudoir
Peut-être même un fumoir
Mais non c’était plutôt
Sur un quai de gare
Coincée entre deux cigares
Au milieu des cageots
Je suis née quelque part
Dans une page d’histoire
Y a rien à dire rien à voir
Y a même rien à boire
C’était tôt ou tard
Mais c’était quelque part
Dans un bar
Ou bien un hangar
Je suis née quelque part
Soyez en sûrs
Au beau milieu d’un car
Ou au pied du mur
Il n’y a plus rien à dire
Mis à part
Qu’il n’y a rien de pire
Que de ne pas savoir
(texte écrit pour la proposition de jeu d'écriture lancée par Enriqueta, selon l'incipit de la célèbre chanson de Maxime Le Forestier)
25.05.2009
Chaussure

Alors que j’étais enfant, j’ai passé toutes mes vacances d’été durant des années dans un petit meublé saisonnier au-dessus d’un magasin de chaussures, dans une petite ville côtière de Charente Maritime.
Représentez vous la chanson de Michel Jonasz « Les vacances au bord de la mer » : et bien c’est l’histoire de ma famille !
Durant un mois et demi nous étions dans ce minuscule logement, sans confort, les fenêtres donnant côté rue sur la grande botte rouge, allumée dès le soir venu. Et cette enseigne me fascinait littéralement ! De ce magnifique rouge « pompier » qui attirait l’œil sur un magasin vieillot et rempli d’un bric-à-brac innommable : évidemment on pouvait y trouver des bottes de pêcheurs, de grandes cuissardes aussi en caoutchouc, des chaussures en plastique afin de jouer sur les rochers, des tongs, et des charentaises……ça sentait un peu le renfermé, mélange de poussière, de cuir et de caoutchouc….
Tout était digne d’un décor de cinéma, à commencer par le propriétaire du magasin : vieux garçon, vêtu d’un éternel même pull d’une année sur l’autre, dont le rêve unique était de percer dans le music hall comme amuseur public….et ses chats dont il s’occupait jalousement et qu’il appelait tour à tour « Princesse » ou « Sa majesté »…..et sa timidité qui le rendait parfois distant ou décalé….
Et puis, il y avait sa mère, veuve dévouée à ce cher fils unique. Elle veillait à entretenir son intérieur, et le remplaçait souvent au magasin lorsqu’il avait de petits contrats minables sur de petites scènes locales.
Et bien, c’était mon bonheur, renouvelé année après année, de me retrouver devant cette grande botte rouge après le voyage de nuit interminable en train, dans les anciens compartiments brinquebalants. Nous étions alors à une rue du bord de mer où la grande jetée devenait notre domaine, et le soir le grand plaisir était la fête foraine où il faisait bon « rouler rouler petits bolides » sur le manège et tenter d’attraper Mickey….
Un beau jour mes parents ont eu les moyens de louer quelque chose de légèrement plus confortable, et nous avons changé plusieurs fois de lieux de villégiature.
Nous sommes repassés de temps en temps devant la boutique : elle est tombée en complet abandon au bout de quelques années, puis a fermé.
Je ne sais ce qu’est devenue la grande botte rouge, mais parfois je la revois alors que je ferme les yeux……et je repense alors à ces vacances de bord de mer...
(Ce texte est écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
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Arbres elfiques
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24.05.2009
Ciel blafard

Le ciel blafard
Comme à nuit noire
Soudain dans ce matin bizarre
Comme en réponse à mes déboires
Déverse en rade
Une eau froide
Ambiance de Toussaint en Mai
Quelle est cette inversion de mois
Comme une éclipse de foi
Puis le tonnerre gronde
Impression qu’à chaque seconde
Mes orages intérieurs
Sont mis en scène
Intensité de mon mal de cœur
Et de ma peine
22.05.2009
Claquemurée

Désemparée
Je me cogne aux parois
Mais il n’y a pas d’échappatoire
A cette pièce noire
Enfermée
A l’intérieur de mon désarroi
Je sens rugir en moi des cris
Qui cherchent la sortie
Isolée
De tout et de tous
Je m’enfonce volontiers
Au fond de mon terrier
Blessée
Comme une bête essayant de lécher
Ses plaies
Je m’accroche à mes derniers garde-fous
Claquemurée
Dans cette douleur innommable
Je tente de réparer
L’inconcevable
Lassée
De chercher à me relancer
J’aimerais lâcher rien qu’une fois
Mais je ne sais pas abandonner
19.05.2009
Souvenir au présent
Tout s’est brouillé dans ma tête
Comme un flou de fête
L’impression d’être à l’ouest
Comme un jour de tempête
Où ça tangue et ça fouette
Le sentiment insistant
D’un jour important
Qu’il faut vivre en rêvant
Ne pas figer l’instant
Juste sentir le vif argent
Afin de garder puissant
Ce souvenir au présent
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15.05.2009
J'ai demandé à la lune

J’ai demandé à la lune
D’estomper mes rancunes
De laver mes embruns
D’écarter les jours trop bruns
J’ai demandé au soleil
De raviver des merveilles
A nulle autre pareille
Lorsque je m’éveille
J’ai demandé à Vénus
De faire épanouir le lotus
De mon cœur éreinté
Trop malmené
J’ai demandé à Pluton
De me donner le ton
Des forces souterraines
De mes profondeurs souveraines
J’ai demandé à la terre
D’absorber ma misère
De me revigorer
Et me rasséréner
(sur une proposition d'écriture de Enriqueta, selon le même incipit que dans la chanson du groupe Indochine)
14.05.2009
Melody song

Il flotte un parfum de blues entre mes oreilles
Un léger bourdonnement d’abeilles
Au doux son de miel
Juste une ébauche de ciel
Entre deux volutes d’âmes
Qui s’enflamment
Je suis fan à tout jamais
Du saxo et de ses regrets
De ses accords profonds
Et de sa melody song
12.05.2009
Autre musique de vie
Je voudrais vous faire découvrir la chanson : "Un ange", que j'ai beaucoup écoutée et même chantée avec son auteure québécoise : Danielle Mainville ! Son site : http://www.daniellemainville.info/
Elle me l'a envoyée "par hasard" le 8 mai, à point nommé, alors que je me trouvais dans un grand moment de blues. Serait-ce un message de l'ange ? En tout cas, je la remercie très fort !
UN ANGE EST VENU ME DIRE
La nuit dernière, deux heures passées
je n'arrivais pas à dormir
je suis sortie et j'ai marché
remplie de souvenirs
Des ombres un peu bizarres
défilaient dans le ciel profond
bondé comme un quai de gare
j'ai cru entendre mon nom
II était là tout près de moi
vêtu d'un voile de coton
je n'en croyais pas mes yeux
je vibrais à l'unisson
Seule au milieu du désert
sa voix résonnait dans mon âme
venu tout droit de l'univers
ce message d'amour il proclame
refrain
Un ange est venu me dire
d'être heureuse simplement
un ange est venu me dire
de vivre ma vie au présent
de regarder les enfants sourire
d'être là pour les voir grandir
un ange est venu me dire
Le vent chaud du Sahara
provoque parfois des mirages
quand le soleil s'éteint
et que la lune brille sur le sable
Pourtant je ne rêvais pas
il était là tout près de moi
sans rien me dire il m'a parlé
et dans le silence, j'ai écouté
A la croisée des chemins
je serai là pour te guider
malgré les moments incertains
je ne cesserai jamais d'exister
II a posé sur moi ses ailes
voici ta nouvelle destinée
comme une prière originelle
je me suis mise à chanter
11.05.2009
Petite musique de vie
Pour le thème de la semaine des Impromptus sur :
Amore (piano version) - Ryuichi Sakamoto
Danse, danse, petite musique
Intérieure
Continue, c’est tout rond
Danse, danse
Ne t’arrête pas au tragique
Laisse la sarabande
C’est si bon
Quel autre adage
Que celui du son
Quel autre partage
Que celui des sens
Danse et scande
Chaque note est un envol
D’un espoir un peu fol
D’une virée d’insouciance
Dans les tréfonds
De mon coeur
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07.05.2009
Dans la matrice
En une éclipse
Le vent noir s’immisce
Par tous les trous de la pelisse
Un rien crisse
De peur et hérisse
Aux abords du précipice
Dans la matrice
Je tisse et je tapisse
Avec des bouts de drisse
Pour qu’un geste une esquisse
Estompe la douleur de l’éclisse
Fichée dans le cœur du factice
05.05.2009
On entendrait voler un doute

On entendrait voler un doute
Et même plusieurs
Si on se mettait à l’écoute
De ma pauvre tête
Qui en a collectionné
Toute une soute
C’est vraiment bête
Il vaudrait mieux
Faire pousser
Des fleurs
Dans de jolis camaïeux
Plutôt que ce qui voûte
L’esprit et le cœur
Amenant tout un tas de rancœur
Telle une vieille croûte
Qui étouffe mon bonheur
(selon une proposition d'écriture de Enriqueta)
04.05.2009
Tout est relatif

Tout est relatif
Tout est fictif
Sans superlatif
Sans coup de canif
Pas besoin d’être incisif
Ni même affirmatif
Soyez compréhensif
Et constructif
Non pas excessif
Ni défensif
Restez coopératif
Je vous sens dubitatif
C’est peut-être intuitif
Quand bien même un poncif
Mais il est significatif
De croire que tout est relatif
(écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
01.05.2009
Joli brin de mai
Joli brin de mai
Rends moi gaie
Pour vivre une belle mue
Verte et drue
Donne du bonheur
A ceux qui te portent
Ouvre le cœur
De belle sorte
(Je suis absente ce week-end et vous souhaite à tous un bon Premier Mai !)
30.04.2009
Encore un petit vers
Je reprendrais bien un petit vers
De celui qui me régénère
Qui fait les poèmes aussi doux
Que des bisous dans le cou
Quand je viens sur vos sites
Mes yeux s’emplissent
De toutes ces pépites
Qui me réjouissent
Je suis fan de vous
Mes amis de partout
Que je lis fidèlement
Presque avidement
28.04.2009
Le repos du dos
Quand le corps se rebelle
Qu’il tire et qu’il bêle
Revisitant de vieilles douleurs
Qui se teintent des mêmes couleurs
J’ai envie de gueuler
D’en appeler
Au repos
Du dos
Je croyais la page tournée
Les messages bien décodés
Je pouvais dire ci-gît
Les cervicalgies
Mais les tiraillements intérieurs
D’actuelles frayeurs
Accentuent les pressions
Réveillant de désagréables tensions
27.04.2009
Marché aux puces

J’ouvre dévalise
Défais de vieux cartons
Me prends les doigts dans la prise
M’accroche à l’édredon
De drôles de bout de vie épars
Egaillés sur un trottoir
Flotte une odeur de nard
Impression d’encensoir
Déballage de vide grenier
Mon dieu tous ces paniers
Encore un crucifix
On pourrait les brader par dix
Que reste-t-il d’une époque
Quelques bijoux et deux trois loques
Un inventaire élimé
Pour un édifiant résumé
(texte écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
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23.04.2009
L'âme voyageuse

J’ai l’âme voyageuse
Il m’est sans mentir
Pénible d’atterrir
Petit attrait de fugueuse
Trois jours ici quatre là
Tout donner dans l’intensité
Mais pas dans la durée
Jouer sa vie à tout va
L’idée prise de folie
Me teinte de mélancolie
M’enivre de sa mélodie
Comme un vieil accord en mi
Pas encore raccordée
Un peu dévertébrée
Sûrement trop partagée
Entre rêve et réalité
Bien sûr une absurdité
Impossible à concilier
Avec d’autres émotions
Celées dans mes fondations
20.04.2009
Régime !
J’émerge du régime
J’ai affûté mes rimes
Raboté mes formes
Pas toujours dans la norme
De la platitude
De la mode attitude
Afin d’être plus fine
Toute féminine
Avec des hanches comme il faut
De quoi faire mon show
Celui des plus intimes
Qui fait gagner les cîmes
(ce texte est inspiré par le thème de la semaine des Impromptus)
19.04.2009
Feu d'artifices
Dans le grand feu d’artifices
De ma vie tout feu tout flamme
Malgré toutes les cicatrices
Marques de vieux drames
Je savoure avec délice
D’être une femme
(texte écrit pour le thème des Impromptus)
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10.04.2009
Pause !

Le blog se met en pause durant une semaine (du 11 au 19 avril), car je pars quelques jours dans le Luberon (proche de l'abbaye cistercienne de Sénanque vers Gordes), puis sur Saint Etienne voir de très bons amis et visiter mes parents.
Je vous souhaite à tous de bonnes fêtes de Pâques !
08.04.2009
Ying et yang
Entre peine et louange
Des chaînes
Aux ailes de l’ange
Où cela nous mène
Entre pleurs et extase
Des peurs
Aux grandes emphases
Tout ne serait que leurre
Entre angoisse et rire
De ce qui froisse
Aux grands délires
Pourquoi cette poisse
Parce qu’il n’y a pas le blanc sans le noir
Le sans espoir
Parce qu’il n’y a pas de bien sans partage
Le sans ombrage
(l'illustration vient du site http://www.eternelpresent.ch/index.html)
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06.04.2009
Au bout du fil
Au bout du fil
De l’inutile
Pend une grâce imbécile
Un peu fébrile
Il serait bien futile
De le croire si fragile
Depuis longtemps je suis ce fil
Même si c’est difficile
Il m’a mené dans plusieurs domiciles
De mon moi fertile
M’a fait cueillir les fossiles
De ma vie gracile
Je reste hostile
A tout ce qui le laisserait immobile
Je le souhaite indocile
Il n’en est que plus subtil
Grâce à ce lien agile
Je lance des paroles volubiles
Afin qu’elles s’impriment dans le bel argile
Le temps d’un battement de cils
Je suis ce fil
Qui n’a rien de versatile
Il est face il est pile
Il est mon asile
(ce texte est écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
03.04.2009
Le pas des instants

J’ai mal en pêle-mêle
A me triturer la cervelle
Sortir de la vie duelle
Tomber les murs de la citadelle
Viens danser
Le pas des instants
C’est pour jouer
Pour se sentir vivant
Me voilà gauche toute raide
Il faudrait que la peur cède
Pour se mettre en mouvement
Même si c’est chancelant
Viens danser
Le pas des instants
C’est pour jouer
Pour se sentir vivant
01.04.2009
Le Tag du hasard
Danalyia m'a lancé un Tag de hasard, qui m'a bigrement intéressée par ce qu'il peut faire apparaître. Il s'agit de créer la pochette du premier CD de votre groupe musical en confiant les options artistiques au hasard....et à Wikipédia ! Et voilà ce que ça a donné :

30.03.2009
La vie en couleurs

La vie en couleurs
C’est mieux qu’la vie en douleurs
C’est comme un refrain
Qui nous donne de l’entrain
Bien sûr les plaies et les bosses
Différemment que les noces
Nous amènent une palette
Qui va du gris aux violettes
Si l’énergie du vivant
S’accommode rouge sang
La profondeur du chant
Serait plutôt bleu de cyan
Lorsque mon esprit s’affole
Bel indigo
Le cajole
Pigmenté d’un ocre au teint chaud
Et quand mon cœur maraude
Il se drape d’émeraude
Ce vert incomparable
De paix inestimable
(texte écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
27.03.2009
Eau forte
Grincement de porte
Que le vent t’emporte
Loin de mes amours mortes
Je resterais comme une eau forte
Si le jour me sourit
Et si je lui confie
Mes affres et mes envies
Je sèmerais des soucis
Qui prendront couleur d’oubli
Je deviendrais graine d’énergie
En un souffle de vie
25.03.2009
Les songes creux

Je suis lasse des songes creux
De ceux qui ont abîmé mes yeux
A force de chercher
A dénouer les nœuds
De la complexité
Je reste sur la voix
Sans écho
De passage vers un monde clos
Sourd et coi
Derrière mon dos
Je dois creuser le trou
Petite taupe sans le sou
Trouver l’abri
Des débris
Des sans féerie


