13.05.2008
Décalage horaire
Décalage horaire
Décalage en devers
Je suis toute de travers
Sans permis ni repères
Les aiguilles sont devenues folles
Sur la grande pendule
Elles caracolent
Se prenant pour des funambules
Mes nuits sont peuplées de chimères
Qui vont et viennent
Me désespèrent
Piétinant mon cœur comme des hyènes
Je prends la vie à rebrousse
Chemin de frousse
Et de soucis mornes
Sans tic-tac ni bornes
Réveil de brique
Abrupte comme une horloge mécanique
A la sonnerie inesthétique
A coup de trac et de trique
(texte écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
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10.05.2008
Week-end de Pentecôte

Je vous laisse provisoirement afin de passer les 3 jours à Carnac en Morbihan.
Si la météo est trop désagréable je lui enverrais des menhirs à la figure :o)
Bon week-end à tous !
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09.05.2008
De chair en fer
On met prise
Ou on aime
Soupiraient-ils
Alors ils s’aiment air
D’espère en terre
De mer en cratère
De chair en fer
08.05.2008
Ca se bouscule
Un nouveau poème et un texte écrit pour Paroles Plurielles sont en ligne sur L'arbre à liens !
et un YOUTUBE spécial pour Mercedes !
19:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Bientôt je m'efface

Les mots disent grâce
En lent gage
Des hommes sages
Sous l’ombrage
De leurs passages
Bientôt je m’efface
Dans le sillage
D’un adage
Ou de sa trace
06.05.2008
L'amour hait la haine

L’amour hait la haine
L’amour tient ma peine
En tresse de traîne
L’amour se heurte aux phalènes
Qui se démènent
En vaines déveines
Sans gêne
Se joue sur scène
La vieille rengaine
Echec à la reine
05.05.2008
La nuit où j'ai volé sur le dos du dragon
La nuit où j'ai volé
Sur le dos du dragon
Cela s’est embrumé
Dans les restes de ma raison
La ville avait l’air déserte
Et moi vidé de sensation
De perte en terrible perte
J’en oubliais même mon nom
Chevauchant la monstrueuse bête
Issue de mon tréfonds
J’avais livré ma sensibilité
A cet autre moi
Qui pouvait s'en repaître
Sans autre façon
Ni droit
Que celui que je lui octroie
(Ce texte est une autre version pour le thème des Impromptus cette semaine, mais il ne répond pas exactement à la contrainte du premier vers. Le texte ad hoc est sur L'arbre à liens.)
03.05.2008
Les pieds sur la lune

Me suis installée
Les deux pieds sur la lune
Attendant que ce soit l’été
Dans mon cœur de brune
Ne voulais plus la quitter
Devenant importune
Me suis mise à chanter
Au clair de la lagune
Telle dame cigale ai stridulé
Mais c’était pour des prunes
02.05.2008
Je rends de moi

Je rends de moi
Des torrents de croix
Grises
Je lance au loin
Enfin tout au moins
Le glas d’une église
Je crée de mes mains
Au petit matin
La plus folle crise
Je serre en mon sein
Le feu qui s’éteint
Sous la rude bise
Je soupire et je laisse
En un bruit qui s’affaisse
Ma vie qui s’enlise
01.05.2008
Paris Mai
J'avais 4 ans et demi en mai 68, mais j'ai grandi dans ce terreau là !
avec la voix de Nougaro qui résonne à mes oreilles :
30.04.2008
Sur une aile de soie

Sur une aile de soie
Je frissonne et je vois
L’étendue de l’émoi
Qui parcourt ma peau
Lorsque enveloppée
Des plus belles mélopées
Je me drape d’effets
Syncopés
28.04.2008
Après l'amour

Qu’y a-t-il après l’amour
Ce petit rien après quoi je cours
Lorsque j’ai mis des jours et des jours
A défiler le compte à rebours
Sans compter tous ceux qui sont autour
Qui n’ont jamais eu ton humour
De contre-jour
J’ai des mots et des tours
Que tu m’as mis dans la tête depuis toujours
Dans notre drôle de parcours
Notre balade aux alentours
Toi demi sourd
Et moi demi-jour
Dans un jeu hors concours
Où nous sommes notre seul secours
(variation sur le thème des Impromptus cette semaine, le texte mis en ligne sur le site l'est aussi sur L'arbre à liens)
26.04.2008
Avec mes petits poumons

Je gonfle mes petits poumons
Je fais la roue comme un paon
Je vais chanter ma chanson
Vous casser les pieds pour de bon
Envoyer mes postillons
C’est mon inclinaison
Point besoin d’accordéon
Pour donner le bon ton
Je me dresse sur mes arpions
J’envoie sans sommation
J’enchante les garnisons
Avec mes imitations
Et voilà l’ovation
25.04.2008
J'ai un coup

J’ai un courant d’air dans ma tête
J’ai un courant d’eau dans mes os
J’ai un coup d’sang dans mes boyaux
J’ai un coup d’gueule dans ma tempête
23.04.2008
Indocile

Il faudrait que je sorte de la ville
Aux fantasques saisons
Il faudrait que je porte la pile
De choses à faire de toutes façons
Il faudrait que je m’éveille et que je file
Sans aucune raison
Il faudrait que je mette le doigt dans le mille
En sachant dire non
Il faudrait que je sois suffisamment agile
Comme plie les ajoncs
Et devenir indocile
En un seul bond
22.04.2008
Brin de folie

Je suis une psy qui pleure
Une psy qui rit
Je suis une fille de cœur
Une fille de prix
Je suis un brin de peur
Un brin de folie
Je suis un grain de leurre
Un grain de riz
21.04.2008
Devenir lac

J’aimerais devenir lac
Niché en altitude
Loin des chemins
Des refuges
Loin des cairns
Et des hommes
Goutte à goutte
La glace du névé
Alimenterait ma nappe
Limpide et glacée
Je resterais immobile
A peine une petite brise
Romprait ma solitude
Mon immobilisme
Fondamental
De minéral
Blanc
(ce texte a été écrit pour les Impromptus cette semaine, un autre texte sur le même thème sera en ligne sur L'arbre à liens)
20.04.2008
Un jeu à mourir de rire :o)
J'ai tellement ri en tombant sur ce jeu chez Janeczka que je vous le propose !
Il s'agit de constituer une phrase par tronçons composés à partir de propositions liées au mois, au jour de naissance, et à la 1ère lettre du prénom.
Pour moi cela donne : J'ai kidnappé mon coiffeur en chantant Tinou le lapinou !
Alors à vous de jouer :
Si vous êtes du mois de ?
janvier: j'ai couché avec
février: j'ai lavé
mars: j'ai fusillé
avril: j'ai embrassé
mai: j'ai léché
juin: j'ai mis le feu à
juillet: j'ai épousé
août: j'ai découpé
septembre: j'ai frappé
octobre: j'ai fabriqué
novembre: j'ai kidnappé
décembre: j'ai promené
Votre jour de naissance ?
1: Bob l'éponge
2: une petite fleur des champs
3: un séant de jatte
4: Dorothée
5: un poisson rouge
6: un morceau d'emmental
7: un bisounours
8: Hamtaro
9: Paris Hilton
10: une crotte de chien
11: un furet
12: les nibards de Loana
13: une oreille du yéti
14: le vibromasseur de Segolene Royal
15: un nez artificiel
16: Bree van de Kamp
17: un babouin
18: Philippe Bouvard
19: Georges Bush
20: un playmobile
21: une huître d'Arcachon
22: mon coiffeur
23: Lorie
24: un ravioli au fromage
25: un castor obèse
26: Nicolas Sarkozy
27: un frisbee rose fluo
28: un bouchon de champagne
29: un cochon d'inde
30: un toaster
31: un poil
La première lettre de votre prénom ?
A: pour le bien de l'humanité
B: et alors
C: et j'ai eu un orgasme
D: dans l'unique but de sauver le monde
E: car on me l'avait gentiment demandé
F: en chantant Titou le lapinou
G: car il (elle) avait insulté ma sœur
H: et ça pue
I: avant d'être enlevé par un extra-terrestre
J: dans un but purement lucratif
K: car j'aime la vie
L: et je me suis bien marré
M: pour me faire des amis
N: car c'était la dernière volonté de mon grand-père
O: et je me suis fait gronder par maman
P: pour financer mes implants mammaires
Q: car il faisait beau
R: car je suis quelqu'un de gentil
S: et on peut dire que je suis douée pour ça
T: pour un biscuit à la fraise
U: car je suis un sacré coquinou
V: et ce n'était pas mal du tout
W: car je n'ai pas d'amis
X: pour la gloire
Y: et ça m'a un peu saoulé
Z: pour passer le temps
19.04.2008
Larmes boueuses

La longue plainte monte
Saccageant l’intérieur
Brûlant les cordes
Tendues à l’ultime
C’est un détail infime
Qui fait jaillir les pleurs
Abolissant la honte
De partout ça déborde
Mais rien ne vient laver
L’être empêtré
Dans les mêmes idées
Maintes fois ressassées
Les larmes sont boueuses
Non purifiantes
Laissant là toute l’ignominieuse
Fiente
08:34 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
18.04.2008
Gros dos

J’aimerais faire le gros dos
A ce vent de tempête
Et le dire bien haut
Couper le son et les têtes
Mes monstres intérieurs
Soufflent sur mes frayeurs
Ils hurlent à l’envie
Et me parlent d’agonie
Ils crachent ma folie
Aux quatre coins de l’espace
Envoûtant ma vie
M’acculant à l’impasse
17.04.2008
Tout gourd

Roulements de tambour
Dans ma tête à rebours
Le compteur à mille tours
S’emballe au secours
Mon être devient gourd
Je suis à bout de corde
Balancier mal réglé
J’avance monocorde
Tellement peur de sombrer
C’est si vite arrivé
Quand la vie mal cadrée
Se met à déconner
Tout est froid enchâssé
Rien est bien balisé
Dans mon cœur saccagé
08:00 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
16.04.2008
Consternation

Déformation
De la désolation
J’entre en constellation
J’extirpe crache mes tensions
Je déboule saute en froides contorsions
Plus de conscience de belles représentations
Rien qu’une monstrueuse extravagante expulsion
Il n’y a plus de logique, de métaphysique concentration
Juste un malstrom irrépressible insoutenable manifestation
De ma peur frénétique tripale absolue dans la consternation
15.04.2008
Tache de vin

Une tache de vin
Bien marquée sur la peau
Indélébile
Une tache d’envie
Disaient les anciens
Pas facile
De vivre ainsi tatoué
Carte d’hérésie
Symbole d’infamie
Comme les esclaves
Sous leurs entraves
Les fers aux pieds
Moi c’est sur le nez
Que je suis défiguré
On a dit trop souvent
Ton père est un saoulard
Ta mère une tare
J’ai dû intégrer
Cette filiation
Comme une négation
Un châtiment
D’identité
Coup de tampon
Estampillé
(variation sur le thème des Impromptus)
14.04.2008
Jeu en vain
Vingt taches de vin
Sans devin
Il devint
Bientôt vain
De se mettre à la tâche
Sans attache
Même si bien marquée
Il eut été difficile
De ne pas la remarquer
La tâche est futile
Me direz-vous
Mais enfin
Qu’en savez-vous
Si l’objet est feint
Ou inutile
(écrit pour le thème des Impromptus cette semaine)
13.04.2008
Dans ma cage intérieure
Par bourrasques le spleen m’envahit
Il me tord il me plie
Comme dans un ralenti
Scénario incompris
Je suis serrée dans mes pensées
Vagabondes idées d’une humeur
Calcinée
Qui ressassent la peur
De l’intense douleur
Dans ma cage intérieure
Le hamster ravageur
Tourne comme un désaxé
Désorienté esseulé
Amoindri
15:02 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
12.04.2008
Les murs de convenance

J’écarte les murs de convenance
Pour sortir du stérile enfermement
Je me promets l’abondance
Des pépites du levant
J’abhorre la grisaille à présent
Et les univers rances
D’un quotidien d’inconsistance
La gangue de terre a séché
Autour de mon corps absent
Il me faut m’extirper
De cet habit d’antan
Enfin me réveiller
Séant
10.04.2008
Diane
Initiation hermétique
D’une alchimie basaltique
Credo des rites anciens
Auxquels je tiens
Je professe que l’âme gît
Dans un trou de vie
Sans l’ombre d’un regret
Elle s’enivre d’ivraie
Gorgée de saveurs exotiques
La liqueur aux simples
Nous entraîne extatique
A la recherche de l’Olympe
Où des dieux païens
Mi hommes mi chiens
Jouent de la musique diaphane
En courant après Diane
08.04.2008
Epice

J’épice ma vie
Feu de kundalini
Epice et A
Epice en eau
D’alpha en oméga
Comme un bel Ouroboros
Sans le sel de la terre
Tout me semble prendre l’air
Sans pis ment
Tout me parait évidemment
Dénué d’épi centre
Alors que dans mon ventre
Réside le magma originel
La pulsion existentielle
La fusion essentielle
Aux quatre éléments
Pas d’éteignoir à l’eau de feu
Fuyons les songes creux
Pas d’enjeu entre l’air et la terre
Ce qui les réunit c’est la mère
Epicée, ambrée, veloutée
A jamais
(variation écrite pour le thème hebdomadaire des Impromptus, le texte publié sur le site est quant à lui mis en valeur sur L'arbre à liens)
10:30 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
05.04.2008
Duo
Il s’est posé tout près de moi
M’a regardée d’un air narquois
A siffloté je ne sais quoi
Qui avait l’air d’être à l’endroitCa m’a piqué ce ton mutin
L’aurais voulu tendre et câlin
Pas simplement un grand gamin
Qui m’dit chao et à demain
Lui renfrogné se sent snobé
Par une bien jolie poupée
Qui avec lui voulait jouer
A trouver le ciel étoilé
Toujours les mêmes quiproquos
Eternelle absence de mots
Nous font rater un duo
Qui pouvait nous sembler beau
03.04.2008
Tête d'airain

Dans ma tête d’airain
Je tourne et je crains
Des élans malsains
Des idées sans lendemain
Des pensées sans frein
Je m’agrippe au rebord
De ce qui me fout dehors
De mes sens de mes torts
Me remue le corps
Je renifle la mort
Elle est petite et sans âme
Cherchant à souffler la flamme
A pourrir la gamme
A me refiler sa came
Dans un espoir de drame
Je ne suis pas cliente
Trop d’envie trop ardente
De joie et de détente
Je vais être patiente
Avant l’enfer de Dante



