07.11.2009
Telle une amante lasse
est le dernier billet publié sur mon autre blog L'arbre à liens !
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04.11.2009
Voleur de nuit

Je m’en allais
La lune sous le bras
En écharpe serrée
Comme une attelle en bois
J’avais remisé
Toutes mes pensées
Dans son tissu tressé
De rêves et de folles idées
Je me sentais
Voleur de nuit
Retenant la vie qui fuit
En secret
02.11.2009
Décrocher la lune

Je me sentais louve de la nuit
En communion avec les esprits
Je criais en courant sur la dune
Que je pourrais décrocher la lune
Afin de vivre l’instinct sauvage
Des temps anciens
Afin de retrouver le passage
Vers demain
Je me suis mise à genou
Levant bien haut mon cou
J’ai regardé vers l’astre fou
Afin qu’il tombe dans la boue
Je voulais ramener les gens
De mon clan
Qui avaient migré là-bas un soir de vent
Je voulais les savoir vivants
Seule la poussière m’a répondue
Me laissant éperdue
Quelques pierres de lunes se sont décrochées
Sur ma peau nue elles se sont mises à briller
J’étais seule mais illuminée
Par leurs esprits à jamais transformés
J’étais dehors par une nuit de lune
Allongée à présent sur la dune
(ce texte a été écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
31.10.2009
Chez Thanatos

Ça grince
Ça crisse
Ça poisse
Mister carabosse
Est sorti de sa fosse
A mélangé de la poudre d’os
Et du rhinocéros
Afin d’alimenter son p’tit négoce
Les messes basses sont à la noce
Chez Thanatos
28.10.2009
Le chien de mon dentiste
J’me suis cassée les dents
Si souvent
Sur du ciment
Sur du méchant
Même une fois surprenant
Sur des nouilles, hallucinant
C’est effarant
Détartrant
J’ai la dent dure
C’est dans ma nature
Et ce qui est sûr
C’est que ça me rassure
Je suis un cas pour ma dentiste
Capricieuse comme une artiste
Ce n’est jamais triste
Lorsque j’entre en piste
Elle me voit terrain basique
Une racine mélancolique
Qui tourne mécanique
A la cynique
Le seul qui me comprend
Le seul assurément
Qui me traite élégamment
C’est son lévrier afghan
Nous avons comparé
Nos canines acérées
Lorsqu’il s’est avéré
Qu’il cherchait à me croquer
Il faut dire qu’autant que moi
Il déteste le son de la fraise et d’effroi
Se fait la dent l’air de rien
Sur un client qui a du chien
Je suis à son goût
Je trouve ça chou
Mais c’est pas le tout
Ca m’ fait un autre trou !
(un petit problème dentaire m'a donné envie de publier cet ancien texte écrit pour Les impromptus ancienne version, le 7/01/2007)
26.10.2009
A fleur de mots

A fleur de mots
J’écris tôt
Ou tard je m’en fous
Mais à cris et à coups
De boutoir s’il le faut
Afin de tourner la roue
Des vers sans devers
D’un simple plongeon
Dans l’éther
Et à force de rebonds
Je masse et je ramasse
Des idées chamarrées
Je les entrelace
Tels des amants égarés
Je les offre étalées
Impudiques et nues
Pas toujours ingénues
Je les donne à dépecer
Aux regards acérés
Ou à caresser
D’un geste trop pressé
J’en ressors apaisée
Presque soulagée
De m’être délestée
De phrases surnuméraires
Encombrant ma matière
Etouffant mes manières
Je me trouve alors plus légère
(texte écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
24.10.2009
Le croque mitaine
un ancien texte, écrit pour les Impromptus, est publié à présent sur mon autre blog L'arbre à liens !
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21.10.2009
Ecriture sympathique

En mode automatique
Dans une écriture sympathique
Je m’ensommeille
De trop de nuits de veille
Il faudrait une dose d’adrénaline
Un cocktail de vitamines
Afin de remettre bonne mine
A ma plume thérapeutique
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17.10.2009
Evasion

Evasion dramatique
Je m’éloigne nostalgique
Vers des idées lunatiques
De celles qui piquent
Ai besoin d’analgésiques
De tranquillisants soporifiques
De promesses mirifiques
De rivages idylliques
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15.10.2009
Dans ma besace

Qu’y a-t-il dans ma besace
Rien que des crevasses
Un certain nombre de crasses
Pas de celles qui s’effacent
Beaucoup trop de traces
Qui me remisent à la casse
Echouée à marée basse
J’attends que le temps passe
J’ai bien trop bu la tasse
Ballottée dans la nasse
Je suis en face à face
Avec mon manque de place
12.10.2009
Appareil photo

J’en ai marre de voir
Leurs faces endimanchées
C’est rébarbatif
Je voudrais clore mon objectif
Ne plus devoir
Travailler
Moi qui ne rêvais que de paysages
De couleurs d’un autre âge
Je suis cet âne à tous ces mariages
Mon pauvre ami à qui j’ai tout sacrifié
N’a pas su professionnaliser
Son art mais l’a transformé en pièce montée
Je me sens sous-employé
Au regard de mes mérites et qualités
Si je grille mes circuits intégrés
Ca lui fera les pieds
A ce marchand d’images pré mâchées
J’ai perdu l’envie de photographier
(texte écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
08.10.2009
Femme tortue

Femme tortue
Je porte en dedans de moi
Tout ce qui me tue
Et je suis aux abois
Car c’est à l’intérieur
Que se vit la crûe
Débordement des peurs
Et des « si j’avais su »
Mémoire millénaire
De la carapace
Qui suit la trace
Matrilinéaire
Mémoire ancestrale
Quasi magistrale
De celle qui fait souffrir
A défaut de servir
Indélébile marquage
Comme un tatouage
Aux contours boursouflés
Surinfectés
(sculpture de Louise Bourgeois)
06.10.2009
Souci

Un beau matin promis
J’irai cueillir la fleur de ton souci
La planterai ici ou là
Dans un parterre de camélias
Et par une douce nuit
Je m’endormirai loin d’ici
Sans un mot sans un bruit
Tu oublieras que j’ai pu être ton amie
(photo de souci prise sur ce site où sont expliquées aussi les propriétés médicinales du calendula officinalis, entre autre une action apaisante pour la peau....)
02.10.2009
Sous le chapeau

Je travaille du chapeau
J’ai mis les idées sous cloche
Ai tiré le grand rideau
Et bien fermé ma poche
Comme la mouche du coche
Je bourdonne bien trop
Remuant des pensées moches
De celles qui font froid dans le dos
30.09.2009
Artistes maudits

Poètes bien ou mal léchés
Peu ou prou ébréchés
Les artistes maudits fascinent
Dans leurs contours fumeux se dessinent
De sombres paradis
Aux mystères interdits
Crée-t-on mieux dans le malheur
Dans la misère et la détresse
Les mots sont-ils plus racoleurs
Y a-t-il du panache dans l’ivresse
Ou seulement de la puanteur
Et de la bassesse
Ai-je besoin d’un coup d’folie
Pour à coup sûr avoir du génie
Serais-je crédible
Si je ne pète pas de fusible
Si je ne me prends pas pour un chien
Et ne hurle pas pour rien
J’ai l’audace de penser que oui
Même si je suis ignorée
Dans ce que j’écris
28.09.2009
Dialogue

Un Blog ????
- Et t’as jamais eu envie de créer ton propre blog ?
Enfin, moi, ce que j’en dis….
- Mais non, ce n’est pas pour moi, pff……Ca ne va pas non !
Non, non, j’aime bien lire les blogs, parfois m’en moquer même, m’y glisser, y fureter, intervenir rarement, ou chez de rares exceptions….mais de là à en faire un….
Tiens, j’en ferais bien un à plusieurs…ou à pas beaucoup…ou à deux….
- Mais, qu’est-ce que tu racontes, ça se fait à tout seul un blog ! C’est pas un collectif, ou un club privé ! Ca s’appelle un forum, sinon, ton truc !
- Les forums, parlons-en ! J’essaie d’être membre d’un forum professionnel où il faut montrer patte blanche. Mais dès que ma patte est acceptée, cela me referme la porte dessus. Car mon mot de passe ne me permet que d’entrer dans l’antichambre, et personne n’y comprend rien, même pas le webmaster !!!!
J’ai même peur qu’Il ne fasse une analyse du signe que ça représente de pas tout à fait pouvoir rentrer, de vouloir et de pas pouvoir, à mi chemin entre le désir, la concrétisation, et l’autorisation, comme quelque chose d’inachevé, tu vois….
- STOP !!! Tu délires, là ! C’est sûrement juste une bête histoire d’incompatibilité technologique entre la faisabilité du machin, et ton navigateur, leur protection, et ton pare-feu !
- Ah bon, tu crois ?
- Mais, oui, mais oui….c’est souvent comme ça avec les ordi, ça ne marche que quand ça veut. C’est pas nous les chefs, tu sais !
- Ah bon…. redis-je, l’intelligence réduite à un infâme yaourt aux fruits (beurk !).
- Bon, ben, je ne ferais pas de blog, ça m’énerverait trop si ça ne marchait pas ! Pas envie de devoir gérer une frustration de plus, non mais. J’ai autre chose à faire…..
No comment !
(J’ai écrit ce texte le 29 octobre 2006 : 2 semaines plus tard j’envoyais mon premier texte aux Impromptus de l’époque, 2 mois supplémentaires j’entrais dans l’administration de ce même site, un mois de plus j’ouvrais mon premier blog, parallèlement je participais à un blog collectif d’auteurs créé par Wictoria, et l’année suivante j’ouvrais un deuxième blog personnel…comme quoi il ne faut jamais dire « fontaine je ne boirais pas de ton eau ! »
aujourd'hui je le publie en réponse à la consigne hebdomadaire des Impromptus !)
25.09.2009
Nous avançons voilé

Tout le monde y pense
Les hommes, les anges, les vautours
Y a plus de distances
Personne qui ait les bras trop courts
Drôle de cadence
Dans cette vie sans détour
C’est presqu’une offense
Que ce rythme gris qui sourd
Ma vie réverbère
Tambourine bon an mal an,
Vogue sur les mers
En allers-retours lancinants.
Où est mon repère
Dans ce monde désincarné
Je suis amère
Malgré mes recherches acharnées
Tout le monde s'y perd
Les hommes, les femmes, les années
Si passionnés,
Va-et-vient de grisés enfers
Bateau balance
Sur une mer sans glamour
Pas de prudence
Quête du bonheur du jour
Gare aux vautours,
Aux anges, aux hommes affamés
Des mots d’amour
Qu’à distance nous avons partagés.
(idée lancée par Tétrao, il fallait à plusieurs poursuivre la première strophe de la chanson de Francis Cabrel "Tout le monde y pense", alors par ordre d'écriture des strophes : Cabrel, Tisseuse, Tétrao, Hélène, Laure-H, Berhed, et Perfecta, lui donner ensuite un titre et trouver une illustration : ici "Les amants" de Magritte)
23.09.2009
Ma poésie maison

Je vis ma poésie maison
Assez souvent en somme
Dès lors que la raison
Peu à peu se gomme
Ses bases sont étranges
Car elle vit aérienne
C’est peut-être ce qui dérange
Les voies trop cartésiennes
Je campe avec bonheur
Cette drôle d’humeur
Qui fait de ma demeure
Un champ de rêveur
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19.09.2009
Perdu

Père dû
Perdu dans un temps
Différent
Et mu
Par un autre courant
Que celui-ci connu
Mettre les pas dans les grands
Retrouver les contes et les rendus
De folles herbailles
Envahissent l’espace
Profitent des moindres failles
De toutes les crevasses
Tentation de laisser la mémoire
Effacer certaines traces
Que s’estompe l’histoire
Grand bien nous fasse
Mais l’oubli n’apaise pas
Mon cerveau fiévreux
Qui mène combat
Afin de trancher les noeuds
16.09.2009
Pianola

Sur les hauts du piano
Sur les bas du pianola
Je fais jouer mes doigts
Je fais jouer l’émoi
Pour affoler le la
Pour effeuiller le fa
Je donnerais n’importe quoi
Et déroulerais la soie
En noir et blanc
Un laqué élégant
Ambiance si jazzy
So sexy…jouons l’ami
14.09.2009
Un soir à Lisboa

Ses doigts effilés
Aux ongles soignés
Caressaient doucement l’air
Délétère
Que faisait-elle là
Dans le vieux Lisboa
Accoudée à ce comptoir
Pas si loin du trottoir
Comment avait-elle échoué
Dans ce lieu asséché
Où des types désoeuvrés
Venaient la reluquer
Attirée par un latino
Tout brun et tout chaud
Qui l’avait plantée là
Un soir à Lisboa
Elle caressait son verre
Et sans avoir l’air
Maudissait la terre entière
De l’avoir mise dans cette galère
(illustration BD de José Munoz, texte écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
12.09.2009
Chercher le mot

S’entêter sans répit
Revenir jusqu’à la folie
Sur un mais sur un si
Jusqu’à ce qu’il puisse être dit
Rechercher le mot sûr
Mener cette quête pure
Pourvoir le justifier
Le décortiquer, l’expliquer
Caresser le son
Ajuster le ton
Trouver l’intonation
De la phrase et de sa raison
Avoir ses préférés
Même s’ils sont désuets
Les savourer
Comme autant de bonbons surannés
Aimer les retrouver
Au détour d’un poème
Et tenter avec un seul diamant
D’édifier un diadème
(l'illustration est de Deborah Chock)
10.09.2009
Voix intérieure
est le nouveau texte publié sur mon autre blog : L'arbre à liens ! Ecrit d'après une idée de thème lancé par Tétrao
11:00 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
09.09.2009
Le pays des ancêtres

J’émerge ensommeillée
D’une vision troublée
Ambiance mouillée
Moiteur ensablée
Je suis hissée
En lisière de marais
Bizarrement juchée
Au sommet d’une main lassée
C’est le pays des ancêtres
Le no man’s land de l’être
La boue des origines
Où poussent mes racines
Glaise d’incarnation
Hors des traditions
Sculpture d’introspection
Mais sans affliction
Mon arbre est bien planté
Depuis tant et tant d’années
Il ne craint pas l’inondation
Des émotions
(texte écrit en résonnance de la proposition de jeu d'écriture de Sarah Frane d'après cette photo, et du thème hebdomadaire des Impromptus "Contrée imaginaire")
07.09.2009
Ainsi naît la vie

La brillance du premier matin du monde
Se propage dans mon cœur et l’inonde
De son rayonnement immense
Mon regard alors s’emplit
De toute l’essence
De cette beauté
Ainsi naît
La vie
05.09.2009
Dans mon paysage intérieur

Le souffle évaporé
D’un papillon esseulé
S’est subrepticement posé
Dans mon paysage intérieur
Il a donné éphémère
Quelques battements dans l’air
Au rythme de mes paupières
Juste avant les pleurs
Puis s’est métamorphosé
En lumière irisée
En légèreté de fée
En audacieuse fleur
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02.09.2009
Jeu de dupes

Dessine-moi ta peine
Je cacherai ma déveine
Retourne le couteau dans ma plaie
Je clouerai ton effraie
C’est un jeu à qui perd perd
Un de ceux qui dessert
Tous les participants
Les plus errants
Je te laisse à tes manies
Je m’en vais sous la pluie
Je suis de glace ou de suie
Je me noie dans la nuit
C’est un jeu de dupes
Drapés de leur huppe
C’est un jeu à la noix
Bien trop chinois pour moi
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31.08.2009
Toucher l'instant

Toucher l’instant
Comme on goûte au présent
Toucher l’instant
Quelques doigts sur un clavier
Toucher le temps
S’inviter sablier
Goûter le vent
Devenir sourcier
D’une eau forte
Mise en mots
Hors d’une nature morte
A la recherche du beau
Toucher en grand
Si possible souvent
Retourner le champ
Vouloir écrire
Oser c’est dire
Remonter le courant
Et trouver le vivant
Dans des bourgeons de rire
(ce texte est écrit pour la consigne hebdomadaire des Impromptus)
07:00 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
27.08.2009
Chandelle morte

Ma chandelle est morte
Que le diable l’emporte
Au gré de mes fêlures fortes
Et de ma peine en cohorte
Je demeure labourée
Par un soc de dureté
Un acier détrempé
Par l’usure des années
09:00 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
08.08.2009
Troisième pause
A partir d'aujourd'hui, juqu'au 25 août, je n'ai plus de connexion internet (ou alors très épisodique). Je vais être dans un gîte rural dans le Pilat, à proximité de Saint Etienne. Là où j'espère que les forêts de sapin de mon enfance vont m'accueillir et me délasser, avec leurs senteurs, leurs ombrages, leurs sentes à champignons et à mûres.
A bientôt à tous !
07:00 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
07.08.2009
Ecrase torpeur

Drôle de chaleur
Ecrase torpeur
Je m’enroule dans la léthargie
De l’oubli
Je sens la moiteur
Des fortes senteurs
Je m’enlise dans une inertie
Infinie
Le jour est lueur
La nuit est sueur
Elle m’emmène petit à petit
Dans l’insomnie
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06.08.2009
Célébration
En ce jour de la Transfiguration, je dis une nouvelle fois au revoir à ma mère, avec ce chant qu'elle aimait et qui sera en accueil de la cérémonie :
http://www.youtube.com/watch?v=suZ4IYVLZbU
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02.08.2009
Le passé décomposé

Le passé décomposé
S’est drapé
D’un linceul blanc
Confondant
Sous la gangue de terre
Le sang perle dans les artères
De l’être exténué
Déchiré
Il serre au fond de lui
La vie qui le fuit
Petit à petit
Le laissant démuni
28.07.2009
Le souffle ténu
Guetter le souffle
Ténu
Tenter de lire
Le moindre regard
Entre deux pauses au hasard
Espérer que vienne la paix
Sans que se vive le pire
Dire l'amour
Et laisser les regrets
A présent sans recours
Jusqu'à l'instant suspendu
Du dernier soupir
19.07.2009
Pause à nouveau
Je repars une semaine du fait de l'aggravation des problèmes de santé de ma mère.
J'essaierais de venir vous lire de temps en temps, si je trouve quelques minutes chez mes amis. A bientôt à tous !
15.07.2009
Mer sirène

Je suis sous le vent
Et l’instable
Souffle de la mer
Soulevant
A chacun de mes pas
Des envolées de sable
Se met en travers
De ma progression
Sapant mes fondations
Bien éphémères
Point de silence
Mais la persistance
Du lancinant soupçon
Du manque d’amour
Depuis toujours
Comme un hameçon
Fiché dans ma chair
De sirène
Femme phalène
Bien trop humaine
(ce texte a été écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
11.07.2009
Petite pause

09:00 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
09.07.2009
Blues vipère

Amer
Le goût de la mer envahit ma bouche
Impression d’hiver en plein été me couche
Comme un blues vipère
Rampe et s’insinue
S’infiltre dans des douleurs inconnues
Se tenir à distance
De cette chose qui avance
Comme un fiel
Poison sous couleur miel
Hypnotique danse de glace
Pierre qui se fracasse
Fragments de rochers épars
Comme une vie livrée au hasard
Ramasser ce qui est en creux
Ce qui reste ou si peu
08.07.2009
Pleure mon dépit

Chante ma vie
Dans mes veines c’est musique
Cours ma folie
Dans mon être c’est tragique
Danse ma jolie
Dans mes pas c’est rythmique
Pleure mon dépit
Dans mes yeux c’est cynique
06.07.2009
Proverbe

Ce qui est passé a fui ; ce que tu espères est absent ; mais le présent est à toi. (Proverbe Arabe)
Le passé se conjugue trop souvent
Aux souffrances qu’il laisse aux vivants
Il s’est enfui
Et n’existe plus que dans notre ennui
Son existence se nourrit
De ce qui nous pourrit la vie
Le futur est un virtuel
Bien léger dans notre escarcelle
Construction
De nos projections mentales
Il entre en conjonction
Avec nos pensées bancales
Mais le présent est à toi
Fais en un met de choix
Agrippe le à tour de bras
Et quoi qu’il en soit
N’y regarde pas à deux fois
Croque le à tout va
(texte en réponse à la consigne hebdomadaire des Impromptus)
01.07.2009
Sans défense

D’évidence
Presque un peu d’indécence
A se retrouver sans défense
Armure abattue
Un cœur fragile et nu
Vulnérable
A la limite du supportable
Comme une césure dans le vivant
Un « à quoi bon » désolant
D’une lutte instinctive
Saisie de balbutiements
La source si vive
Serait-elle tant faillible
Finalement
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29.06.2009
La bête

Que tu es bête
Mais oui bien sûr
Très animale même
Ainsi suis faite
Sans rature
Si on le peut on m’aime
C’est la fête
De la primitive nature
Serait-ce un problème
Telle une amulette
Taillée d’or et d’azur
Magnifique blason à thème
C’est un casse-tête
Bien trop dur
Quel est cet emblème
Cela devient net
Au fur et à mesure
Un véritable totem
Oui je suis prête
A tomber l’armure
Du vrai scorpion bohême
(texte écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
26.06.2009
Sur la route
Sur la route
Je peine et je doute
N’en jetez plus
Sur la route
Pas d’écoute
Je roule à fin perdue
Sur la route
Je n’y vois goutte
Toute honte bue
Sur la route
Je suis en déroute
Affreusement déçue
Sur la route
Je sais que je m’encroûte
Dans mes bévues
Sur la route
Une fois pour toute
Ouvrir à l’imprévu
Sur la route
Quoi qu’il m’en coûte
Je me serais enfin reconnue
(sur une proposition d'écriture de Enriqueta)
24.06.2009
Insomnie
Réveil automatique
Je claque et je clique
Au beau milieu de l’oubli
J’avale une tranche de nuit
Insomnie mon amie
Pas de panique
Si tu fais dans l’anecdotique
C’est ainsi
Je peux te goûter
Sans me faire dévorer
Seul le temps qui s’enfuit
En paiera le prix
22.06.2009
Dans le petit boudoir....

Dans le petit boudoir de Mademoiselle
Se tient une réunion de donzelles
De bien jolies oiselles
Rêvant de voler de leurs propres ailes
Et ce n’est que froufroutis
Et tiroulis
Alors que leurs jeunes corps graciles
Evoluent en gestes volubiles
Il s’agit d’essentiel
Parait-il à toucher le ciel
C’est une question de jupon
Ou de califourchon
Imaginant ce que se disent
Les jeunes filles taquines
De certaines gourmandises
Vraiment coquines
Songeant à quoi rêve Mademoiselle
Le soir lorsqu’elle se retrouve telle
Vénus en soierie légère
Juste vêtue de frissons éphémères
(texte écrit pour la consigne hebdomadaire des Impromptus)
21.06.2009
Papillon bleu

Le papillon bleu
Est venu se poser
Sans un bruit
En un ultime baiser
Etrange morpho
Sans parti pris a fui
La menace d’un feu
Qui ne dit pas ses maux
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19.06.2009
Le grand tout
Plein de signes
Voudraient me faire croire
Que je suis connectée
Au grand Tout
Qui pourrait me porter
Mais je suis à bout
Et navigue dans le noir
Comme une satanée guigne
Qui s’attache à me faire voir
L’envers du miroir
Alors je regarde à tout coup
Ce qui me met au désespoir
Et je suis ballottée
De déveine en dévidoir
(l'illustration est de Vladimir Kush)
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17.06.2009
En Angleterre
Quand j’étais ado
La prof d’anglais était hystéro
Loin du flegme british
So kitch
J’ai dit « allons bon ! »
Lorsqu’elle a voulu aller à London
Ca m’a mis le bourdon
Sous mon chapeau melon
Elle m’a lancé « vous êtes folle ! »
Je pense qu’elle sniffait d’la colle
Pas le genre à boire du tea
Plutôt coffee sur coffee
Je ne connais rien aux grands bretons
Je me sangle et me terre
Je me sens d’Angleterre
Mais je veux rester dans ma maison
It’s true
Envers et contre tout
Dans mon cœur c’est Yesterday
Et je ne parle pas anglais
(texte écrit pour le thème hebdomadaire des Impromptus)
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16.06.2009
En contrefort

Dedans ou dehors
Je suis en contrefort
De toi ou de moi
Sûrement en émoi
A raison ou à tort
Je tourne tout en croix
De fer ou de bois
Mais si je bois
Je m’enferre
Et ça se voit
Alors je me déploie
Et j’ai mes nerfs
De soie ou de cerfs
Non mais des fois
13.06.2009
A chat perché

Je joue à chat perché
Avec ma pensée
Qui va gagner
A ce jeu insensé
Où il y a plus à laisser
Qu’à trouver
Je danse sur un fil aiguisé
Au grand vent des alizés
Roulant tout frein desserré
Je me suis sentie dépasser
Par mon passé
Vraiment désorientée
Toute en sensibilité
L’aventure m’a écornée
Presque effondrée
Je me suis accrochée
Sur un chemin d’été
Aux ronces des fossés
(la photo vient du site de Flora Douville)


